Souvenirs des maisons d'enfance (2)

 

Notre personne c'est un peu le milieu qui nous a vu naître; c'est un peu la maison qui nous a accueilli, les montagnes que nous avons escaladées, les ruisseaux où nous avons pêché les premières truites ...

 

Je ne peux oublier Saint-Léon-de-Standon, je suis fier de mon milieu et de mes racines.

 

Vive Standon !

 

Gilles Chabot, s.m.v.

 

 

 

La maison de mon enfance ne m'a jamais vraiment appartenu. Elle était inaccessible durant la semaine

et pendant la période du Jour de l'An à Pâques.

Était-ce la maison ou la campagne qui me manquait tant ?

 

Maintenant,je sais que ce n'était pas la maison.

La terre, l'eau, la forêt, les odeurs de la campagne sont l'essence de ma vie. C'est ce qui me manquait tant !

 

 

Johanne Mercier,

Armagh

 

 

 

Je suis né en 1941, en plein milieu du village de Saint-Prosper, face à l'église, entre la salle paroissiale et le grand magasin général.

 

Il fallait faire les commissions et, dans ce grand magasin général, qu'il y en avait des choses à découvrir !. De la nourriture, des vêtements, de la ferronnerie, enfin, tout....

 

Pour un petit gars de cinq ou six ans, c'était un univers à découvrir. Et le propriétaire, un gros monsieur... impressionnant... parlant fort d'un ton autoritaire. Je n'aurais pas voulu qu'il me dispute ou me parle fort ! Mais non, il était gentil et me servait tout bonnement.

 

J'aimais spécialement aller y chercher la mélasse. J'apportais mon contenant; on allait à côté où se trouvait un gros baril avec de grosses écritures, en anglais probablement. Il emplissait mon contenant, je payais, je retournais à la maison. Avec un peu de crème, c'était le meilleur des desserts !

 

Voilà un souvenir, resté vivace avec les années,

 

Jacques Ferland, ptre

Saint-Léon-de-Standon